Les Tourbières de Laponie, héritages du passé

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Tourbière-Abisko  

Bienvenue avec nous à la découverte de ces magnifiques paysages !

Signée dans la ville iranienne de Ramsar le 2 février 1971, la Convention Ramsar protège les zones humides dans le monde entier.

En Laponie, les marécages représentent un patrimoine naturel exceptionnel de vie et de beauté, aux couleurs et aux ambiances particulières.

Après la fonte de la calotte glaciaire scandinave, il y a environ 12 000 ans, de très nombreux lacs se sont formés dans les dépressions creusées par la glace.

Tous ne donneront pas naissance à des tourbières. Pour cela, il faut certaines conditions, dont les principales sont une eau stagnante, protégée des vents, dans un climat froid et humide.

Lorsque ces conditions sont remplies, des mousses se forment sur les bords du lac.
Petit à petit, le lac est entièrement colonisé par un tapis végétal d’épaisseur variable. Ces éléments végétaux poussent indéfiniment sur eux-mêmes et peuvent créer plusieurs mètres d’épaisseur de matières organiques, non décomposées, qui, avec le temps, se transforment en tourbe.
Un autre type de colonisation est dit par «îlots».

Il existe différents types de tourbières, plus ou moins acides, composées entre autres de sphaignes et de carex. On y trouve aussi des nénuphars, des linaigrettes, des plantes carnivores comme la drosera, mais aussi la mûre arctique.

Ces zones humides, gorgées d’eau, sont d’extraordinaires lieux de vie. Les oiseaux migrateurs comme les cygnes chanteurs les affectionnent en tant que lieux de reproduction. Labbes, gravelots, chevaliers, mais aussi libellules et autres papillons vivent dans ces écosystèmes.

Sous certaines latitudes, les zones de tourbières abritent des espèces menacées de disparition.

Les tourbières ont ainsi des rôles importants, et sont des centres d’intérêts pour la recherche.
L’étude de la tourbe renseigne sur sa formation.
Différents pollens et graines déposées par les vents y constituent des indicateurs de climat.
Les zones humides sont également des réservoirs de carbone. Elles en retiendraient environ 30%.

On peut aussi leur conférer un rôle ethnologique de par les zones de cueillettes ou d’exploitation qu’elles représentent.
Les tourbières participent à la régulation des eaux. Elles ont un rôle de filtrage et d’épuration.

Ce sont des milieux en constante évolution. Des milliers d’années sont nécessaires entre le stade de la tourbière naissante à celui de la lande sèche, pré-forestière.

Texte et photos ©Terre des Sames

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Tourbière en automne, au sud de la Laponie
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