Un projet à découvrir !

Terre des Sames est engagée auprès d’une jeune association française loi 1901,
«Un village, trois luttes», qui oeuvre pour le développement durable dans les zones rurales du Burkina Faso. 
Aujourd’hui, nous mettons en lumière le projet «Lampes solaires» pour les enfants et les enseignants de l’école primaire d’un petit village nommé «Koulwéogo-Tansogo».

Annette, de Terre des Sames, fait partie des membres fondateurs de «Un village, trois luttes».
Elle a posé quelques questions au Président de l’association, Mr Ousmane Sawadogo.

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 Annette :
Le village de Koulwéogo-Tansogo a-t-il quelques chances d’être un jour relié au réseau électrique national ?


Le président de l’association, Mr Ousmane Sawadogo :
Koulwéogo-Tansogo est un village rural situé au Nord du Burkina Faso. Il n’a malheureusement aucun espoir d’être relié au réseau national d’électricité du Burkina Faso dans les prochaines années. De façon générale, il faut savoir que l’électrification des zones rurales présente des défis particuliers pour l’Etat burkinabè. Il est coûteux et peu pratique de relier au réseau d’électricité national des foyers éloignés et éparpillés.

Annette :
Les lampes solaires sont-elles une demande des villageois pour leurs enfants ?


Mr Ousmane Sawadogo :
Oui, ce sont les villageois eux-mêmes et les enseignants de l’école primaire publique de Koulwéogo-Tansogo qui nous ont soumis cette demande, à l’occasion de rencontres et d’échanges de vive voix, que nous avons eues avec eux. 

Il faut dire que des lampes solaires low cost (15-20 Euros pour les plus courantes), plus efficaces et plus économiques que les lampes à pétrole ou à piles, commencent à exister sur le marché burkinabè. Mais le constat est, que pour ces paysans ruraux pauvres, ces prix restent très dissuasifs, pour ne pas dire tout à fait inaccessibles.  

Annette :
Les enfants du village sont-ils motivés pour étudier ?

Mr Ousmane Sawadogo :
Si vous m’aviez posé cette question il y a 30 ans (!), j’aurais certainement hésité à vous répondre par l’affirmative.
Aujourd’hui je peux vous dire que la motivation des enfants de Koulwéogo-Tansogo à aller à l’école est palpable. 
J’y vois deux explications majeures :
1 – L’école burkinabè est désormais plus accueillante et plus bienveillante à l’égard des enfants que par le passé. Elle ne fait plus peur.
2 – Sociologiquement parlant, le rapport à l’école et au savoir scolaire s’est nettement amélioré à Koulwéogo-Tansogo. Chacun le sait, y compris les enfants ruraux eux-mêmes, qu’il y a là une précieuse clef à saisir pour ouvrir le chemin d’autres possibles, meilleurs que ce qu’ils connaissent jusque-là.
Il va sans dire que dans ces conditions, les lampes solaires vont booster encore davantage cette motivation à la scolarisation. 

Annette :
La langue française est-elle importante au village ?

Mr Ousmane Sawadogo :
Je dirais que la langue française gagne du terrain à Koulwéogo-Tansogo et, plus généralement, au Burkina Faso, du fait même du processus continu de scolarisation en français des enfants burkinabè.
Pour ce qui concerne spécifiquement les adultes, analphabètes pour la plupart d’entre eux, ils sont de plus en plus nombreux à suivre des cours d’alphabétisation en mooré (langue locale) et en français. 
Enfin, il faut savoir que la langue française est reconnue comme langue officielle du Burkina Faso. C’est la langue de tous les actes administratifs du pays, et c’est une langue de communication internationale. 
C’est un fait qui est peut-être un peu négligé en France, mais l’avenir de la Francophonie se joue en grande partie en Afrique. 

Annette :
Actuellement, nous remarquons qu’il est un peu difficile pour une petite association humanitaire telle que «Un village, trois luttes», de se faire une place et de motiver les gens à aider.

De quoi aurait besoin l’association pour grandir ?

Mr Ousmane Sawadogo :
Oui, je confirme que c’est extraordinairement difficile pour les petites associations de solidarité internationale telle que la nôtre, d’attirer l’attention. 

Pourtant elles portent bien souvent des projets modestes, utiles et efficaces parce que mieux ciblés, mieux adaptés aux besoins réels, et mieux maîtrisés dans leur déploiement sur le terrain. 

En ce qui concerne  « Un village, trois luttes (UVTL) », nous avons besoin : 
De plus d’adhérents, car là réside la première force de mobilisation et d’action.
De donateurs pour nous soutenir dans le bouclage budgétaire de nos projets.
– D’un parrain ou d’une marraine influent(e) pour porter notre voix et assurer notre visibilité dans les combats que nous menons pour un développement agricole rural et durable en Afrique. 

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Les réponses du Président de l’association UVTL montrent entre autre, le besoin d’alphabétisation des milieux ruraux, et la volonté des populations à améliorer l’éducation de façon durable.
Nous voyons aussi qu’une petite association humanitaire travaille à moindre coût, au plus près des besoins des villageois, et surtout, est à même de vérifier la réalisation du projet. Nous sommes donc dans une aide concrète, qui porte directement ses fruits. 

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